Le statut d’aide familial est un statut professionnel non-salarié agricole (NSA) acquis sur déclaration du chef d’exploitation à sa caisse de MSA. Seuls y sont éligibles les parents et alliés au premier degré du chef d’exploitation et de son conjoint.

Ce statut, très ancien, a toutefois évolué depuis sa création. « Initialement, on distinguait ainsi les aides familiaux majeurs et mineurs. Les premiers étaient pleinement assujettis, notamment en assurance vieillesse (retraite forfaitaire et proportionnelle) et cotisaient sur une assiette forfaitaire. Les seconds (entre 14 et 21 ans selon les générations) n’étaient couverts qu’en assurance maladie et ne cotisaient pas pour la retraite », indique le service retraite de la caisse centrale de MSA (CCMSA).

Depuis 2004, cette distinction n’a plus court et tous les aides familiaux majeurs ou mineurs cotisent à l’assurance vieillesse des non-salariés agricoles. La CCMSA précise « qu’il arrive toutefois que le travail exercé sur l’exploitation familiale n’apparaisse pas sur les relevés de carrière. Cela s’explique soit parce que l’exploitant n’avait pas déclaré l’activité à la MSA (notamment si, relevant de l’entraide familiale, elle n’était pas assujettie). Soit parce qu’à l’époque l’aide familial encore mineur ne pouvait pas cotiser à l’assurance vieillesse. Soit que le parent chef d’exploitation ne s’est pas acquitté des cotisations dues. »

Dans ces deux derniers cas, il existe des dispositifs permettant de récupérer tout ou partie des droits manquants. En règle générale, ces dispositifs de validation, rachat et régularisation sont exposés lors de l’entretien information retraite, ouvert à tous les assurés de plus de 45 ans. Leur recours est envisagé en fonction de chaque situation et de chaque projet de départ en retraite.

Nous vous conseillons de vous mettre en contact avec votre caisse pour étudier votre cas particulier.

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