« Nous avons détecté un cas positif en milieu naturel à Barcelone », a annoncé sur le réseau social X le responsable chargé de l’Agriculture au sein du gouvernement régional catalan, Òscar Ordeig, indiquant que le parc naturel de Collserola allait ainsi être fermé au public.

Ces dernières semaines, la PPA, une maladie hémorragique virale inoffensive pour les humains mais dont le taux de mortalité est proche de 100 % pour les porcs et sangliers, a gagné du terrain dans la région, dans des zones boisées, s’étendant autour du foyer initial détecté en novembre.

Une « zone à risque » qui prend de l’ampleur

Ce premier foyer du virus en Espagne depuis 1994 a tué des dizaines de sangliers. Aucun cas n’a en revanche été signalé dans des élevages de porcs. Mais, depuis, les autorités n’ont cessé d’élargir la « zone à risque », au sein de laquelle plusieurs dizaines de cas de sangliers morts atteints de la PPA ont été retrouvés.

Barcelone figure désormais dans la zone « à bas risque », selon une carte mise à jour sur le site du gouvernement régional catalan. L’origine du foyer reste inconnue pour le moment, mais une enquête judiciaire a notamment été ouverte.

Le foyer de PPA en Catalogne a suscité une grande inquiétude au sein de la puissante industrie porcine espagnole, troisième producteur mondial de cette viande et de ses dérivés. L’Espagne en exporte chaque année près de trois millions de tonnes vers une centaine de pays dans le monde.