Bonjour à tous, en ce 10 février 2026, l'actualité agricole nous emmène sur plusieurs fronts critiques. Au premier plan, une mobilisation des éleveurs laitiers qui monte en puissance face à la baisse des prix. Aux portes de l'usine Lactalis d'Isigny-le-Buat dans la Manche, les éleveurs ont manifesté pour défendre un prix plancher. Selon la FDSEA et Jeunes Agriculteurs, le prix ne doit pas descendre sous les 450 euros les 1 000 litres, un seuil correspondant aux coûts de production. L'accord récent fixant le prix à 406,53 euros pour février et mars est jugé insuffisant par les syndicats. La situation est d'autant plus tendue que certains éleveurs confient devoir sous-alimenter leur troupeau pour des raisons économiques. Le différentiel de prix avec les producteurs allemands, estimé à 30 euros les 1 000 litres depuis 2022, cristallise les tensions. Passons à présent au marché des céréales, où la situation en Algérie illustre les défis de la traçabilité. Le pays fait face à des difficultés majeures dans sa filière céréalière, avec 30 à 50 % des récoltes qui échappent aux circuits officiels selon les estimations. Les objectifs d'autosuffisance initialement prévus pour 2025-2026 ont dû être revus à la baisse, avec un rendement moyen actuel de seulement 1,8 tonne par hectare, loin des 3,5 tonnes espérées. Pour faire face à ses besoins, l'Algérie a dû reprendre massivement ses importations, notamment 1,15 million de tonnes de maïs et 900 000 tonnes de blé. Une nouvelle encourageante vient cependant du côté du maïs doux, où l'Union européenne vient de prendre des mesures fortes pour protéger sa filière. La Commission européenne a définitivement instauré des droits antidumping sur les importations chinoises, allant de 31 à 54,3 %. Cette décision fait suite à une plainte de l'Association européenne des transformateurs de maïs doux, qui dénonçait des pratiques commerciales déloyales. Enfin, terminons sur une note positive avec Biolait, premier collecteur de lait bio en France, qui affiche des ambitions de croissance pour 2026. Après avoir atteint un prix moyen de 510 euros les 1 000 litres en 2025, l'entreprise vise une nouvelle hausse des prix payés aux producteurs. La dynamique est encourageante avec une reprise de la consommation de lait bio et l'arrivée de 30 nouveaux producteurs en 2025. Le taux de déclassement a significativement reculé, passant de 28 % à 19 %, un signal positif pour la filière. C'était le point sur l'actualité agricole de ce 10 février 2026. À demain pour de nouvelles informations.
Note : Ce texte et sa transcription vocale ont été générés par une intelligence artificielle, à partir d’articles d’actualité qui sont une création exclusive de la rédaction de La France Agricole.