« Le jour où l’on pourra changer de main, on pourra se passer de gants » cette phrase choc, issue d’une campagne de la sécurité routière, peut aussi trouver un écho chez les agriculteurs et agricultrices. Si les EPI contre les produits phytosanitaires sont désormais bien intégrés, ils ne doivent pas être les seuls à faire partie du quotidien. De passage à l’atelier pour bricoler ou effectuer une réparation, ou simplement pour atteler un outil, les gants de protection doivent également être un réflexe, au risque de s’en mordre les doigts. Pour vous aider à bien choisir vos gants, il existe différentes normes, reposant sur une batterie de tests.

Batterie de tests

Pour les risques mécaniques, la principale est la norme EN 388. Le gant est évalué sur 6 épreuves, avec des tests à l’abrasion, à la coupure, à la déchirure et à la perforation. Cependant, tous les gants répondant à cette norme ne se valent pas. Le plus important est de regarder les chiffres placés sous le pictogramme. Ce sont les résultats du gant aux différents tests subis. Plus ces chiffres sont proches de 4 (ou 5 pour le deuxième test), plus le test a été réussi. Si l’un des chiffres est remplacé par la lettre X, c’est que le gant en question n’a pas été testé sur cette épreuve. Depuis 2016, les quatre premiers tests ont été complétés de deux autres. Le premier est dédié à la résistance à la coupure avec une classification par lettre, de A à F. Le second est un test d’impact issu de la norme moto EN 13594. Si le gant passe l’épreuve, il reçoit la mention P.

En plus des risques mécaniques, les risques peuvent également être thermiques dans le cas de découpage ou de meulage de métal par exemple. Pour ces applications, appuyez-vous sur une seconde norme, la EN 407.

Risques thermiques

Comme la précédente, la EN 407 regroupe 6 tests variés, qui vont de la résistance au feu à la conduction de différents types de chaleur. Elle intègre surtout des tests de résistance aux projections de métal en fusion. Tous les tests reçoivent ici une note allant de 1 à 4. Le 4 signifiant la meilleure résistance. Au moment de s’équiper pour souder, ici aussi, une norme est également gage de sécurité, c’est l’EN 12477. Elle assure une protection des mains contre la chaleur, les brûlures et les décharges électriques. Les gants répondant à cette norme sont classés en deux catégories. Les A sont dotés d’une protection plus élevée mais sont moins flexibles, les B offrent une meilleure flexibilité, mais une protection moins performante. Les gants répondant à la norme EN 12477 sont forcément certifiés EN 388 et 407, avec un résultat minimum dans chaque test. 

Et parce que l’hiver est propice aux journées d’atelier, il est toujours agréable de ne pas avoir froid aux doigts en travaillant. Pour cela, surveillez la présence de la norme EN 511 sur vos gants. Elle détermine la résistance au froid par convection et par contact de 1 à 4, ainsi que l’imperméabilité.