Après le vote par le Sénat de la loi « visant à préserver la rémunération des agriculteurs », dite loi Egalim 2, la FNSEA et JA saluent « les points d’évolution majeurs portés par les deux Chambres ». Le Sénat a sensiblement modifié le texte voté par les députés.

Les deux syndicats sont favorables à l’apport des sénateurs concernant l’obligation pour les distributeurs de s’engager sur un certain volume de vente pour les produits sous marques de distributeur (MDD), ainsi qu’à l’ajout d’un « encadrement de l’utilisation du drapeau français sur les emballages alimentaires ».

Maintenir l’ambition initiale

Les deux syndicats appellent cependant à « garder toute l’ambition du texte », « en particulier au sujet de la transparence dans les négociations commerciales dont l’ambition initiale est affaiblie ».

Ils exhortent les parlementaires de la Commission mixte paritaire (CMP) à revenir à cette première ambition en rétablissant la possibilité de faire apparaître dans les contrats entre transformateurs et distributeurs, le prix et la part de chaque matière première agricole.

Inefficacité face aux contraintes de marché

La Coordination rurale salue la volonté affichée des députés et sénateurs de chercher à améliorer le revenu des agriculteurs, mais le syndicat craint qu’elle ne s’avère inefficace face aux contraintes du marché mondialisé. « Seule une politique agricole européenne assise sur l’exception agriculturelle peut offrir les solutions », argumente le syndicat.

Et d’ajouter, « la transparence, tant sur la conception des prix que sur l’origine des ingrédients, devrait être totale pour permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés ».

La commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs et chargée de trouver un compromis entre l’Assemblée nationale et le Sénat, devrait se tenir le 4 octobre prochain.

Marie Salset