Une trentaine d’éleveurs de la Confédération paysanne avec des brebis occupent les locaux de la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (Dreal) à Toulouse.

« Nous venons de toutes les régions de France, souligne Nicolas Girod, secrétaire national du syndicat. La situation des éleveurs qui doivent faire face à la prédation de l’ours ou du loup est catastrophique. Les responsables n’ont pas encore mesuré l’ampleur de notre détresse. »

Dans l’Ariège, les militants déplorent que les dégâts de l’ours reconnus par les agents assermentés soient inférieurs aux pertes subies par les éleveurs. « La sous-directrice de la Dreal et le sous-directeur de la Draf nous ont reçus, ajoute-t-il. À quelques jours de la présentation du plan loup 2018-2023, nous leur avons rappelé quelle était la détresse psychologique après les attaques du prédateur. Les propositions faites jusqu’à présent sont irrespectueuses du travail de concertation que nous avons effectué jusqu’à présent. »

© Confédération paysanne

« Combien de bergers resteront ? Et avec quel modèle d’élevage ? »

Les éleveurs refusent entre autres que l’indemnisation soit conditionnée à la mise en place de la panoplie des moyens de protection. Dans certains secteurs, comme dans l’Ariège ou dans de nombreuses régions bocagères, la conduite en lots complique la mise en place des différentes mesures de protection. « Le prochain plan fixe un seuil de 500 loups dans cinq ans, mais combien de bergers resteront ? Et avec quel modèle d’élevage ? », interroge-t-il.

M.-F.M.