Le Conseil national de la résilience alimentaire (CNRA) a présenté son premier « baromètre de la résilience alimentaire » lors d’un colloque organisé ce 8 avril 2021.

Il synthétise les travaux de deux groupes de chercheurs : celui du Réseau mixte technologique alimentation locale et celui de l’association Les Greniers d’abondance

Retenir les leçons de la crise sanitaire

« La résilience alimentaire territoriale, c’est la capacité des systèmes alimentaires à produire une nourriture de qualité suffisante, même en temps de crise », explique Maximilien Rouer, président du CNRA. Pour l’association, il y a une nécessité de se saisir du sujet.

Si la crise sanitaire n’a pas causé de pénurie alimentaire grâce à une chaîne agroalimentaire et logistique qui n’a pas cédé, elle a malgré tout révélé « la vulnérabilité du système alimentaire », selon Maximilien Rouer. « Cette fois-ci, ça a tenu, mais est-ce que la prochaine fois cela passera encore ? », s’interroge le président de l’association.

Une mise en lumière

Avec son baromètre, le CNRA entend mettre en lumière les initiatives favorables à cette résilience et les territoires où des progrès restent à faire. « L’objectif, c’est d’apporter le plus des réponses possible à ceux qui font notre alimentation, les agriculteurs, les transformateurs, les logisticiens et les distributeurs », souligne Maximilien Rouer.

L’association se base en partie sur l’outil de calcul (Crater) développé par le réseau Les Greniers d’abondance. Il permet de calculer, selon 4 critères, un diagnostic de résilience alimentaire, d’une commune ou d’une collectivité.

Exemple de diagnostic d’un système alimentaire réalisé sur le site Crater.resiliencealimentaire.org. Capture d’écran Crater

Le baromètre du CNRA reprend également d’autres indicateurs. Ils sont six au total : l’adéquation entre la production et les besoins d’un territoire, la part d’actifs agricoles, la politique foncière du territoire en matière d’artificialisation, le niveau de mise en œuvre de pratiques agricoles durables, la présence de circuit de distribution de proximité et la présence d’équipements de transformation.

Cette carte extrait du premier observatoire du CNRA présente l’adéquation entre la production et les besoins au niveau de chaque département. © CNRA
Alexis Marcotte