En 2012, l’impact carbone de l’alimentation d’un adulte en France approchait les 4 kg éqCO2/jour, mais on constate une grande variabilité de cette valeur en fonction des apports énergétiques, autrement dit de la quantité et de la qualité des aliments, a détaillé Nicole Darmon, directrice de la recherche à l’Inrae, lors d’une conférence organisée par le Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS), le mardi 30 mars 2021.

La chercheuse précise qu’un Français sur cinq a déjà une alimentation plus durable que les autres, avec un meilleur équilibre et une meilleure diversité alimentaire. Augmenter la part de fruits et légumes, de céréales complètes et de légumes secs et diviser par deux les produits gras, sucrés salés permettrait de réduire de 40 % l’impact carbone du panier moyen français et d’en améliorer la qualité nutritionnelle. La quantité de charcuterie et de viande devrait, quant à elle, être réduite de 750 g à 250 g par semaine.

Informer le consommateur

Intitié par la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire, le score environnemental est l’un des leviers pour « informer le consommateur et faire évoluer l’offre vers plus de durabilité », explique Flore Nougarede, de l’agence de la transition écologique, l’Ademe.

Clôturé à la fin de mars, l’appel à projets lancé en septembre 2020 pour la création d’un score environnemental a recueilli 19 candidatures de structures variées : distributeurs, fédérations, étudiants, application, cabinet de conseil… Les acteurs réfléchissent encore au format que pourra prendre ce score : une valeur ? une échelle ? l’associer à une couleur ? Vient maintenant la phase de test auprès des consommateurs pour une restitution au Parlement à l’automne 2021.

Alessandra Gambarini