Entre 2010 et 2019, le coût moyen de l’électricité photovoltaïque a été divisé par plus de cinq en France. Il pourrait être encore divisé par deux dans les deux prochaines années. La tendance est mondiale et devrait s’accentuer d’après l’Irena (Agence internationale des énergies renouvelables) qui a publié au début de l’été son rapport sur les coûts de production des énergies renouvelables.

0,033 € par kWh en 2021

L’organisme estime que ce coût moyen tendrait en 2021 vers une valeur moyenne de 0,033 euro par kWh au niveau mondial, pour les centrales de grande taille. Cela correspond à une baisse de 42 % par rapport au coût moyen en 2019 (0,057 €/kWh), lui-même inférieur de 13 % à celui de l’année 2018.

En 2010, le coût moyen de production de 1 kWh était de 0,32 euro. Il aura donc été pratiquement divisé par dix en onze ans. Les chiffres annoncés correspondent aux grandes installations, ce sont celles qui sont les plus compétitives.

L’importance de la localisation

Cette baisse a lieu partout dans le monde mais la valeur dépend directement de la région d’implantation d’un projet. Le prix des modules photovoltaïques a été divisé par dix depuis 2010 et continue de baisser, mais les coûts d’installation dépendent aussi du prix de la main-d’œuvre et des normes à respecter sur le lieu concerné.

Ils sont également impactés par le type d’installation et sa taille. De plus, la qualité de manufacture du produit et son entretien impactent directement sa durée de vie, et donc sa rentabilité à long terme. Mais il faut garder à l’esprit que le prix ramené au kWh produit et la rentabilité sont directement liés à l’ensoleillement de la zone concernée.

Gildas Baron