C’est un rendez-vous de rentrée prisé par les médias : l’association de consommateurs Familles rurales a présenté ce jeudi 24 août 2017 les derniers résultats de son observatoire estival des prix des fruits et légumes. Bilan, le prix du panier moyen a baissé de 8 % pour les fruits et de 7 % pour les légumes par rapport à 2016, soit des prix au kilo de, respectivement, 3,76 € et 2,14 €, contre 4,10 € et 2,30 € l’an passé.

Pour les fruits, les principales baisses de prix concernent les abricots (–26 %), les pêches (–15 %) et les cerises (–15 %). Concernant les légumes, ce sont les pommes de terre (–22 %) et les courgettes (–20 %) les plus impactées. Seules les poires, les pommes, les fraises, les tomates et les haricots verts sont en hausse.

Année 2016 record

La baisse générale est à relativiser, puisqu’elle fait suite à une année 2016 record durant laquelle Familles rurales observait des envolées tarifaires de 18 % pour les fruits et de 10 % pour les légumes. « On peut penser qu’on observe cette année à un rattrapage naturel », commente Dominique Marmier, président de l’association.

Ce phénomène de yo-yo n’est pas nouveau. Depuis 2007, l’observatoire constate « une grande valse des prix », avec des écarts allant jusqu’à 40 % pour un même produit (notamment pour la cerise, sensible aux aléas climatiques, ou la fraise qui atteint son record de prix cette année, à 7,85 €/kg). Au final, si le prix des légumes n’a augmenté que de 7 % en dix ans, celui des fruits a pris plus de 18 %, pour une inflation de 12,2 % sur la même période.

L’origine France

Autre enseignement de cette étude : manger français en 2017 ne coûterait pas vraiment plus cher. « 10 fruits et légumes français sur 16 sont moins chers ou légèrement plus chers (inférieur à 0,2 € le kilo) que les fruits et légumes d’origine étrangère », constate-t-elle. En imaginant le profil de « l’adepte du cultivé en France », Famille rurales estime que ce dernier ne dépenserait que 2 % de plus qu’un autre s’il voulait consommer les 5 fruits et légumes par jour recommandés par l’OMS (129,48 € contre 126,68 € pour celui n’intégrant pas ce critère, et hors bio).

Il est à noter que c’est dans les super- et hypermarchés qu’il trouvera le plus de produits français cette année, selon Familles rurales, et non sur les étals des marchés. Ce qui n’était pas le cas l’an passé. Cette tendance se vérifiera-t-elle dans le temps ?

Alain Cardinaux