Le lancement d’une association nationale de défense et de promotion de l’agrivoltaïsme a été annoncé le mercredi 9 juin 2021. Baptisée France Agrivoltaïsme, elle réunit déjà plusieurs acteurs incontournables de ce secteur, comme Sun’Agri, REM Tec ou Kilowattsol.

Présidée par Antoine Nogier, président-directeur général du groupe Sun’R, maison mère de Sun’Agri, l’association sera constituée de cinq collèges en cours de constitution : filières agricole et agroalimentaire ; filières de l’énergie, de la recherche et de l’éducation ; filières de la finance et de l’assurance et filière des solutions technologiques agrivoltaïques.

La France pionnière en la matière

Derrière ce terme qui regroupe les mots agriculture et photovoltaïque, il s’agit de produire de l’électricité solaire sur une surface agricole, sans nuire aux rendements, voire en les améliorant. La France est l’un des fers de lance mondiaux en la matière.

Des dispositifs expérimentaux en place depuis plusieurs années sur des vignes et vergers, dans le Sud-Est notamment, présentent de très bons résultats. L’ombre des panneaux est pilotable et les potentiels de production agricole sont améliorés, notamment par un moindre stress hydrique. Il s’agit d’un moyen d’adaptation au changement climatique pour les cultures pérennes notamment.

Des travaux de l’Ademe (agence de la transition écologique) sont attendus prochainement pour définir un cadre au développement de l’agrivoltaïsme et éviter les dérives qui pourraient menacer la vocation agricole des surfaces concernées. Un groupe de travail de la Plateforme verte œuvre également à l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques qui devrait bientôt sortir.

> À lire aussi : Dossier — les panneaux de la discorde (15/05/2020)

Gildas Baron