« Vu le préjudice moral et financier que subissent les éleveurs, ils sont en droit de savoir d’où est sortie cette bactérie », déclare René Laurans, président de la FDSEA des Hautes-Alpes.

Si la vaccination reste le moyen le plus efficace pour enrayer l’Anthrax, les éleveurs font face à une pénurie de vaccins, due à la fermeture en août de l’unique laboratoire qui les fabrique, situé en Espagne. Alexandre Lagier, président des JA des Hautes-Alpes, espère que « l’État fera le nécessaire pour trouver le plus grand nombre de vaccins dans les plus brefs délais. […] Nous avons acheté les 200 flacons disponibles et commandé 400 flacons supplémentaires qui seront livrés à la fin de septembre ».

De possibles rachats de vaccins par l’État.

En début de semaine, Agnès Chavanon, secrétaire générale de la préfecture des Hautes-Alpes, affirmait au quotidien La Provence que « l’État a entamé des discussions avec ses partenaires européens pour évoquer la possibilité de rachat de vaccins dont ils disposent ».

À ce jour, les autorités dénombrent 23 foyers distincts répartis sur 13 communes et touchant 28 exploitations. Selon l’Agence régionale de santé (ARS), 103 personnes entrées potentiellement en contact avec la maladie ont été recensées, dont la moitié bénéficie d’un traitement antibiotique préventif. « Aucun malade, aucun nouveau cas n’ont été depuis observés », rapporte l’ARS.

Avec l’AFP
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La remontée des cours se poursuit

Les disponibilités restent limitées et la hausse des cotations continue en ce début de semaine. L’activité commerciale est assez soutenue sur les marchés comme dans les abattoirs, avec une bonne demande pour les pièces à griller ou les brochettes dans les grandes et moyennes surfaces (GMS) et les boucheries.