« Atteindre 100 % d’approvisionnements durables d’ici à 2025 avec un objectif zéro déforestation », tel est l’objectif formulé depuis le début de 2018 par les membres de la plateforme collaborative Duralim (1). Pour le concrétiser, « la maturité de notre expertise nous permet aujourd’hui d’entrer dans une nouvelle phase opérationnelle », indique Jean-François Arnauld, président de Duralim, dans un communiqué publié le 18 mars 2021.

La plateforme collaborative annonce ainsi la création d’un « observatoire des risques de déforestation importée ». Il repose sur deux volets opérationnels : une évaluation approfondie du « risque déforestation/conversion des flux de soja importés pour les filières animales françaises », ainsi qu’un outil de calcul « permettant à chaque acteur d’évaluer son risque de déforestation au regard des sojas qu’il utilise ».

Six filières animales évaluées

Le risque de déforestation lié à la part de soja dans l’alimentation des animaux sera évalué pour les vaches laitières, les bovins à viande, les porcs, les poulets de chair, les dindes et les poules pondeuses. « Ce travail sera également élargi aux produits animaux issus de ces productions animales : lait, viande, œufs… », précise Duralim.

La plateforme collaborative espère aboutir à un observatoire opérationnel au début de juillet 2021. Il affiche l’ambition de « répondre aux attentes de la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, des enseignes de la grande distribution et des autres parties prenantes ».

Vincent Guyot

(1) plateforme collaborative comptant 86 membres (entreprises ou organisations professionnelles) représentatives de tous les maillons des filières agricoles et agroalimentaires, de la production des matières premières jusqu’à la distribution de produits animaux aux consommateurs.