« Au niveau de l’Union européenne, les prévisions de rendement ont été révisées à la baisse pour presque toutes les cultures », indique la Commission européenne dans son bulletin mensuel publié ce lundi 18 mai 2020.

Le colza en tête

C’est plus particulièrement le cas pour le colza avec 29,5 q/ha, soit une baisse de 4,4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, et de 6,1 % par rapport aux précédentes estimations, celles d’avril.

Le rendement de l’orge d’hiver est estimé à 56,3 q/ha, en baisse de 2 % par rapport à sa moyenne quinquennale et de 4,9 % par rapport au mois dernier. Celui du blé tendre atteindrait 57,2 q/ha, en baisse de 0,5 % sur cinq ans, et de 2,6 % par rapport aux prévisions d’avril.

Quant au rendement de l’orge de printemps, à 40,5 q/ha, les révisions à la baisse des prévisions de rendement dans la plupart des pays ont été compensées par une révision à la hausse en Espagne.

Pour les cultures d’été, la saison vient de commencer et la plupart des prévisions de rendement annoncées au niveau des pays restent proches des tendances historiques ou des valeurs moyennes.

Un climat peu favorable

« Dans de grandes parties de l’Europe occidentale et centrale, les conditions météorologiques étaient similaires à celles signalées dans le Bulletin d’avril », précise encore la Commission européenne.

Les températures ont été souvent supérieures à la moyenne, les niveaux de rayonnement élevés et les précipitations insuffisantes pour reconstituer les niveaux d’humidité du sol et assurer une croissance optimale des cultures d’hiver et des semis précoces de printemps.

« Dans l’est de la Roumanie et l’ouest de l’Ukraine, les cultures sont rabougries et présentent des signes de flétrissement et de sénescence précoce des feuilles », décrit, par exemple, la note de la Commission.

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Meilleures perspectives en Méditerranée et en Europe du Nord

« Pour les cultures semées tardivement au printemps et en été, les préoccupations soulevées dans le Bulletin d’avril pour ces régions ont été atténuées », ajoute la Commission européenne.

Cependant, les cultures qui ont levé présentent souvent des peuplements pauvres en raison des conditions sèches précédentes. Elles auront également besoin de plus de pluie pour soutenir correctement la croissance.

Des conditions favorables ont prévalu en Europe du Nord, dans la région de l’Atlantique et dans les pays de la Méditerranée occidentale et orientale.

C.F.