Les perspectives de rendement pour le blé tendre, l’orge et le colza dans l’Union européenne s’annoncent désormais nettement supérieures à leur moyenne quinquennale. C’est la Commission européenne qui le prévoit dans son dernier bulletin mensuel publié le 21 juin 2021.

Hausse attendue sur céréales, colza mais pas sur tournesol

Le rendement des céréales atteindrait ainsi en moyenne 56,3 q/ha, soit une hausse de 1,3 % comparativement aux prévisions du mois de mai et 5,5 % par rapport à la moyenne quinquennale. En un mois, l’estimation de rendement du blé tendre a progressé de 1,7 % à 60,1 q/ha.

La prévision de rendement pour le blé dur est revue à la hausse de 0,3 %, à 35,7 q/ha. Quant au rendement attendu pour les orges d’hiver et de printemps, il est estimé à 49,7 q/ha (+1,6 %). Le rendement du colza progresserait aussi de 0,6 %, à 32,3 q/ha.

Concernant le maïs grain, la Commission européenne mise sur un rendement de 78,4 q/ha (+0,4 %). En revanche, ses estimations pour le tournesol sont à la baisse par rapport au mois dernier avec 22 q/ha (–0,5 %).

Des conditions météorologiques plutôt bénéfiques…

« Dans une grande partie de l’Europe, des températures nettement plus fraîches que d’habitude, comme il est indiqué dans le bulletin de mai, ont progressivement cédé la place à des valeurs moyennes ou supérieures à la moyenne, explique la Commission européenne.

Les températures plus chaudes, combinées à un apport d’humidité adéquat, ont accéléré l’accumulation de biomasse et le développement phénologique des cultures d’hiver et des céréales de printemps, améliorant ainsi les perspectives de rendement. Jusqu’à présent, les cultures d’été ont beaucoup moins bénéficié de ces améliorations. »

Plus précisément, le maintien de températures plus fraîches que d’habitude en Europe centrale a prolongé le retard des cultures d’hiver, mais a permis d’éviter le stress hydrique pendant une période de précipitations rares.

Les déficits pluviométriques en Italie centrale et au Portugal ont eu des impacts négatifs limités sur les cultures d’hiver à des stades avancés de développement, tandis que les excédents pluviométriques dans le sud-ouest de l’Espagne et la région sud de la mer Noire ont eu des effets principalement bénéfiques sur les cultures.

… sauf dans quelques zones

Des conditions trop humides dans la région de la Baltique et dans le sud et l’est de l’Ukraine ont entraîné une pression accrue des ravageurs et des maladies et ont entravé les activités sur le terrain.

En Ukraine, dans le nord de l’Allemagne et le sud du Danemark, la réduction du rayonnement autour du stade de floraison des céréales d’hiver a réduit le potentiel de rendement.

Céline Fricotté