Faute de débouchés, des milliers de tonnes de pommes de terre d’industrie restent invendues. « D’ici quelques semaines, les pommes de terre ne pourront plus être stockées dans des conditions satisfaisantes », a alerté le GIPT, Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre, dans un communiqué diffusé le 26 mars 2020.

Les deux interprofessions de la filière pomme de terre, le GIPT et le CNIPT (1), ont rencontré le 20 mai Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture. Pour faire face à la crise, elles demandent une « aide sectorielle » de 35 millions d'euros, en rappelant que la perte financière liée au coronavirus s’élève à 200 millions.

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Retirer les pommes de terre du marché

Cette aide vise notamment à retirer du volume du marché. « Les producteurs ayant déjà subi de lourdes pertes ne peuvent se permettre de donner leurs pommes de terre, voire de devoir payer pour s’en débarrasser, explique le GIPT. Ce budget permettrait de gérer l’ensemble des tonnages qui ont été retirés depuis le 17 mars et ceux qui restent actuellement en stock. »

« Si cette aide n’est pas octroyée de manière urgente, des débouchés potentiels encore existants (dons alimentaires, alimentation animale, méthanisation) peuvent rapidement se refermer », prévient Christian Vanderheyden, le président du GIPT. La filière a également demandé au ministre de « continuer à agir pour obtenir des aides de la part de l’Union européenne », pour ne pas laisser la filière « sans solutions ».

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J. Papin

(1) Comité national interprofessionnel de la pomme de terre