L’Union européenne a publié le 30 août 2021 un texte qui réglemente la teneur en alcaloïdes tropaniques dans le sarrasin, le maïs, le sorgho, et le millet. Naturellement présentes dans certaines adventices, en particulier le datura, les molécules concernées (atropine et scopolamine) sont toxiques pour l’Homme.

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Exposition de la population

Cette réglementation fait suite à un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui soulignait en février 2018 la préoccupation sanitaire soulevée par ces molécules. Pour la Commission européenne, il y a donc lieu de fixer des teneurs maximales « dans les denrées alimentaires qui se sont révélées en contenir une forte concentration et qui contribuent de manière significative à l’exposition de la population, à savoir certaines céréales, les produits qui en sont dérivés et les infusions. »

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10 μg/kg au maximum pour le sarrasin

En dehors des aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, il n’existait jusqu’alors pas de seuils dans des denrées alimentaires. Ce sera chose faite à partir du 1er septembre 2022, date à partir de laquelle ils s’appliqueront. La teneur maximale en alcaloïdes tropaniques sera par exemple fixée à 10 μg/kg pour le sarrasin (brut ou produits de mouture).

En ce qui concerne les aliments pour nourrissons et enfants en bas âge contenant du millet, du sorgho, du sarrasin ou des produits qui en sont dérivés, les teneurs maximales étaient déjà fixées (réglementation publiée le 20 février 2020) à 1,0 μg/kg d’atropine et 1,0 μg/kg de scopolamine. Dans la nouvelle réglementation, ces seuils s’étendent aux aliments contenant du maïs.

Hélène Parisot