Les droits de douane sur les ventes de céréales à l’étranger auront un taux fixe de 9 %. Pour le soja, principal produit d’exportation, il restera imposé à 18 %, portant la taxe totale sur les oléagineux à 27 %.

Une monnaie dépréciée

Jusqu’à vendredi et depuis septembre 2018, les céréales étaient taxées à hauteur de 4 pesos par dollar exporté, ce qui représentait initialement une taxe de 12 % mais ce montant était rendu caduc par la forte dépréciation de la monnaie, de 70 % depuis janvier 2018.

C’est l’une des premières mesures économiques depuis l’accession au pouvoir le 11 décembre 2019 d’Alberto Fernandez, un péroniste de centre gauche, élu sur la promesse de « remettre l’Argentine sur pied » après plus d’un an de récession.

Une inflation galopante

Dans ce contexte de crise, marqué par une inflation galopante et un taux de pauvreté proche de 40 %, le secteur agricole est le seul à afficher une forte croissance (46 % au deuxième trimestre), selon l’Institut national de la statistique.

AFP