"Nous n'acceptons pas le maïs transgénique pour la consommation humaine, a déclaré le président de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador, le 28 novembre 2022, au lendemain d'une rencontre avec le secrétaire américain à l'Agriculture, Tom Vilsack. Entre la santé et le mercantilisme, nous choisissons la santé".

Risque de conflit

La majeure partie des quelque 128 millions de Mexicains consomment au quotidien des "tortillas" (petites crêpes) à base de farine de maïs, garnies de viande, d'oignons et de sauce piquante pour faire des "tacos".

Le représentant américain a mentionné un risque de conflit dans le cadre du traité de libre-échange d'Amérique du Nord (T-MEC) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Faute d'accord, "le gouvernement des États-Unis se verrait obligé de considérer toutes les options, y compris des mesures formelles, pour faire respecter nos droits légaux en vertu du T-MEC", a-t-il déclaré sur Twitter. Il a ajouté que la décision du gouvernement mexicain pourrait "augmenter significativement les coûts" pour les consommateurs.

Le Mexique ne s'alarme pas

"Nous espérons parvenir à un accord. S'il n'y a pas d'accord, eh bien il y a des panels (ndlr: mécanisme d'arbitrage prévu par le traité pour trancher les controverses). Nous ne nous alarmons pas", a déclaré M. Lopez Obrador.

Le président mexicain a souligné que l'interdiction ne portait pas sur le maïs jaune destiné aux animaux d'élevage. Quelque 80% des exportations mexicaines sont à destination du marché américain. Les échanges commerciaux agricoles entre les deux pays ont représenté 63 milliards de dollars en 2021, un record d'après le département américain de l'Agriculture.