« Nous signerons le 17 janvier au Paraguay un accord historique, le plus ambitieux entre les deux blocs », a déclaré sur X le ministre argentin Pablo Quirno ce vendredi 9 janvier 2026.
Le Brésil se réjouit
De son côté, Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil, a également salué sur X, le feu vert donné vendredi par l’Union européenne pour la signature de l’accord comme un « jour historique pour le multilatéralisme ».
« Dans un contexte international de protectionnisme et d’unilatéralisme croissants, l’accord est un signe en faveur du commerce international comme moteur de la croissance économique, avec des avantages pour les deux blocs », a déclaré Lula.
« Le texte élargit les possibilités d’exportations brésiliennes et d’investissements européens, et simplifie les règles commerciales pour les deux parties », a ajouté le président brésilien, célébrant « une victoire du dialogue » après plus de 25 ans de négociations.
Une zone de libre-échange avec plus de 700 millions de consommateurs
Cet accord crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs. Lula en est un défenseur enthousiaste, le Brésil étant une puissance agricole majeure.
Il avait espéré initialement que ce traité soit signé en décembre lors du sommet du Mercosur à Foz do Iguaçu, ville du sud du Brésil, pendant que son pays exerçait la présidence tournante du bloc sud-américain. Mais cette signature avait dû être reportée en raison des divisions européennes.
L’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur permettrait aux Européens d’exporter davantage de véhicules, machines, vins et spiritueux en Amérique du Sud. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.