La course à la start-up est lancée entre les grands groupes du machinisme agricole. Pour ces géants industriels, il s’agit de mettre la main le plus tôt possible sur les technologies de demain. À ce petit jeu, Kubota se montre particulièrement réactif depuis le lancement de son centre d’innovation en juin 2019.

Capteurs et intelligence artificielle

Le constructeur japonais vient ainsi d’annoncer un investissement dans FarmX, une jeune entreprise américaine ayant une expertise technologique en matière de capteurs et d’intelligence artificielle.

Cette start-up offre une plateforme tout-en-un pour gérer et automatiser l’irrigation, minimiser le stress des cultures et augmenter le rendement. Par cet investissement dans FarmX, Kubota entend proposer une solution pour l’amélioration de l’efficacité et de la rentabilité de la gestion des exploitations agricoles aux États-Unis et dans d’autres pays.

Plus d’autonomie en arboriculture

Kubota vient aussi d’annoncer un partenariat avec Aurea Imaging, une jeune pousse néerlandaise spécialisée dans la surveillance automatisée des vergers. En combinant intelligence artificielle, drones et capteurs connectés, Aurea Imaging propose des solutions d’arboriculture de précision afin de limiter les interventions humaines et de raisonner l’utilisation d’intrants.

Grâce au partenariat avec Kubota, l’entreprise envisage de développer les solutions autonomes, voire entièrement robotisées pour le traitement, l’éclaircissage et la récolte. Aurea Imaging travaille aussi au développement de solutions pour la vigne.

D’autres partenariats en négociation

Parallèlement, Kubota poursuit les négociations pour nouer des partenariats avec d’autres start-ups. Dans son viseur se trouvent notamment Advanced Farm Technologies et Abundant Robotics.

La première est spécialisée dans le développement de robots pour la récolte des fraises tandis que la seconde travaille au développement de robots pour la récolte des pommes. Ces deux entreprises californiennes prévoient de commercialiser leurs robots en proposant un service de récolte sous contrat.

Corinne Le Gall