La fermeté est de mise pour les prix des céréales européennes, sur fond de guerre au Moyen-Orient. « Au-delà du nombre de tankers et cargos bloqués depuis 10 jours dans le golfe Persique, c’est désormais l’arrêt de la production de pétrole pour cause de stockages saturés en Irak ou au Koweït par exemple qui aggrave le risque d’approvisionnement mondial », indique Argus Media dans sa note quotidienne diffusée ce lundi 9 mars 2026.

Vendredi 6 mars 2026 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 199,50 € (+ 3,25 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mars, et à 208,00 € (+ 6,00 €) sur celle de mai. La tonne de maïs terminait à 205,50 € (+ 3,75 €) sur juin, et à 208,75 € (+ 3,75 €) sur août. Ce lundi 9 mars, vers 12 h 00, la tonne de blé s’affichait à 212,00 € (+ 4,00 €) sur l’échéance de mai, et à 218,50 € (+ 4,25 €) sur celle de mai. La tonne de maïs se présentait à 209,50 € (+ 4,00 €) sur juin, et à 212,75 € (+ 4,00 €) sur l’échéance d’août.

Les cours du pétrole et du gaz flambent

Les prix du baril s’envolent, avec une hausse de plus de 30 % en ce début de semaine pour le pétrole WTI à New York. Les cours mondiaux du gaz, de l’urée ou encore du soufre sont aussi à la hausse, le golfe Persique étant un important producteur de ces matières premières. « Les arguments ne manquent pas aux fonds pour se repositionner massivement aux achats sur les matières premières agricoles et ce en dépit de fondamentaux jusqu’alors qualifiés de très lourds », explique Argus Media.

Enfin, la parité monétaire constitue un autre élément de soutien aux cours des céréales européennes : « Avec -2,3 % sur la semaine écoulée, le recul de l’euro face au dollar explique une bonne partie de la hausse hebdomadaire de + 3 % à + 4,6 % observés selon les produits et selon les échéances de référence en ancienne et nouvelle campagne sur Euronext », confirme Argus Media.

Les cours des grains en hausse également à la Bourse de Chicago

Les cours du blé et du maïs américains s’inscrivent eux aussi dans une dynamique haussière à la Bourse de Chicago, portés par l’envolée des cours du pétrole et des risques sur le marché des engrais. « La progression était d’ailleurs plus vive sur le blé que sur le maïs. Le blé étant sujet à des rachats de positions shorts accumulées en début de semaine par les fonds », précise Argus Media.