Dans la journée du mardi 3 février 2026, les opérateurs des marchés des céréales européens ont salué « la correction de la parité euro/dollar, désormais proche de 1,18 contre 1,20 la semaine dernière », informe Argus Media dans sa lettre quotidienne du 4 février.
Le cabinet note par ailleurs un « regain de compétitivité des offres européennes reste timide face à la concurrence. » Les opérateurs français profitent néanmoins de la lenteur logistique en mer Noire, ajoute-t-il. « Qu’elle soit liée à la météo ou au conflit, la dynamique russe et ukrainienne à l'exportation n’est pas des plus vigoureuses. Ainsi, certains acheteurs internationaux continuent de se tourner vers l’origine française, souligne Argus Media. Les chargements devraient d’ailleurs rester soutenus dans les prochaines semaines. »
Mardi 3 février 2026 sur Euronext, la tonne de blé a clôturé à 193,25 € (–0,25 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mars et à 191,50 € (–0,25 €) sur l’échéance de mai. La tonne de maïs a terminé, quant à elle, à 191,00 € (–1,50 €) sur l’échéance de mars et à 191,00 € (+0,50 €) sur l’échéance de juin.
Sur la scène internationale, une vigilance est apportée sur les températures négatives dans l’est de l’Ukraine, avec jusqu’à -20°C. « Si, pour l’heure, les remontées de terrain ne sont pas alarmantes, il conviendra de surveiller de près la situation à la sortie de l’hiver afin d’évaluer les éventuels dégâts », rapporte Argus Media.
Ce jeudi 4 février, peu avant 11h00 sur Euronext, la tonne de blé s’établissait à 192,75 € (–0,50 €) sur l’échéance de mars et à 191,25 € (–0,25 €) sur celle de mai. La tonne de maïs, en ce qui la concerne, se présentait à 191,00 € (stable) sur l’échéance de mars et à 191,00 € (stable) sur l’échéance de juin.
À Chicago, « les discussions autour de la position américaine vis-à-vis de l’Iran et la nomination de Kevin Warsh au sein de la Réserve fédérale continuent d’influencer le pétrole et l’indice du dollar », poursuit Argus Media. Le cabinet souligne par ailleurs les déclarations de l’administration Trump sur l’industrie des biocarburants. « En apportant des clarifications quant au bénéfice potentiel en matière de crédits carbone pour les acteurs de ce marché, le Trésor américain offre un soutien non négligeable à la consommation de maïs et de soja, explique Argus Media. Cette initiative a d’ailleurs été saluée par la profession, qui souligne la bonne orientation prise par l’administration sur ce dossier. »