Mises en place à la suite des États-généraux de l’alimentation et de la loi Egalim 1 de 2018, deux mesures de relèvement du seuil de revente à perte et d’encadrement des promotions des produits alimentaires ont été mises en expérimentation.

Le gouvernement a présenté un premier rapport sur l’impact de ces mesures sur l’inflation des produits alimentaires en 2019 et 2020. Il est jugé «  faible », selon un document révélé par nos consoeurs de Contexte le 2 novembre 2022.

+ 0,17 % d'inflation

«  Une inflation positive est constatée dès l’entrée en vigueur des mesures sur l’échantillon étudié (+0,82 %). »  Concernant la part de cette inflation attribuée aux mesures, le rapport du gouvernement estime que les mesures ont été «  neutres pour les magasins de proximité » en raison de «  volumes relativement faibles » et «  des marges brutes importantes ».

Des caractéristiques à l’inverse de ce que connaissent les hypermarchés et supermarchés. Résultat, «  une faible part de l’écart d’inflation observée pour les produits alimentaires vendus en grandes et moyennes surfaces entre 2019 et 2018 est attribuable aux mesures ». Au final, +0,17 % de l'inflation sur l'ensemble des produits alimentaires est attribuée à ces mesures.

Mais le constat est différent lorsque l’analyse porte sur les différentes catégories de produits vendus en supermarchés et hypermarchés. La part de l’inflation attribuable aux mesures est plus importante pour les alcools (+1,55 %) que pour les viandes, poissons et œufs ( +0,02 %). Cette part est jugée négative pour les fruits et légumes (–0,21 %) et le lait, beurre et crémerie (–0,20 %).

Un rebond de l'inflation pour les marques nationales

Selon le rapport, l’inflation n’a pas évolué de la même manière entre les produits alimentaires de marques nationales et les marques de distributeurs. Le document évoque «  un rebond de l’inflation des produits alimentaires de marques nationales » de –0,35 % en 2018 à +0,90 % en 2019 pour les supermarchés et de –0,44 % à +1,08 % pour les hypermarchés. Celle-ci était en revanche négative en 2020 : –0,17 % pour les supermarchés et –0,46 % pour les hypermarchés. Concernant les marques de distributeurs, le gouvernement observe «  une légère inflation en 2019 » uniquement dans les hypermarchés, «  les autres circuits affichant une désinflation continue ».