Une fois n'est pas coutume, la FNSEA, la Coopération agricole, les représentants des transformateurs (1) et des enseignes de la grande distribution (2) s'unissent pour tirer la sonnette d'alarme. Dans un communiqué du 6 octobre 2022, ils "demandent urgemment au gouvernement d’agir pour protéger les entreprises françaises mises à mal par une hausse disproportionnée des coûts de l’énergie". Toute la filière craint "la disparition de milliers de producteurs, transformateurs et distributeurs" et des "arrêts de production, entrainant des effets en cascade très complexes", notamment sur l'emploi.

Des factures multipliées par trois

Face à des factures d'électricité qui vont être multipliées  "par trois en 2023 par rapport à 2022", et par "cinq par rapport à 2021", ils demandent la mise en place de "prix plafond sur le gaz utilisé pour la production d’électricité".

Les acteurs de la filière agroalimentaire demandent aussi que " le volume d’Arenh - c’est-à-dire l’accès aux fournisseurs alternatifs à un prix régulé à l’électricité nucléaire historique - attribué en 2023 reste au même niveau qu’en 2022, soit à 120 TWh."

Des négociations en cours au niveau européen

Des sujets qui vont occuper les dirigeants de l'Union européenne, réunis le 7 octobre 2022 à Prague, avec pour ordre du jour les mesures proposées par la Commission européenne pour contenir la hausse du coût du gaz et de l'électricité. Le président de la République, Emmanuel Macron, défendra la mise en place d'un plafond de prix sur le gaz utilisé pour produire de l'électricité et à moyen terme une réforme structurelle du marché de l'électricité.

(1) Adepale, association des entreprises de produits alimentaires élaborés Ilec, association quatre-vingt-dix entreprises qui fabriquent et commercialisent des produits de grande consommation (PGC), Ania, association nationale des industries alimentaires, Feef, fédération des entreprises et entrepreneurs du territoire.

(2) Perifem, qui fédère l'ensemble des acteurs de la distribution.