La variole du mouton ou clavelée a progressé en Espagne depuis l’observation du premier cas le 14 septembre 2022. Au 10 novembre, 19 cas sont déjà recensés selon la plateforme ESA (épidémiosurveillance en santé animale). "C’est une maladie extrêmement contagieuse, mais elle ne se transmet pas à l’homme, précise Emmanuel Garin, vétérinaire épidémiologiste à GDS France. Suivant la souche, elle engendre une mortalité importante en élevage, en particulier sur les agneaux. Des pertes comprises entre 50 et 80 % peuvent être constatées."

Un zonage en Espagne

Une fois que la maladie est installée, il n’y a pas de traitement. L’Espagne a mis en place un zonage comme l’impose la réglementation européenne, pour tenter de "figer" la situation et éviter qu’elle ne se propage. 

Vigilance lors du transport

"Dans ces conditions, les mesures d’hygiène et de biosécurité pour contenir la maladie, sont fondamentales, souligne Emmanuel Garin. C’est le seul moyen d’éviter sa propagation. La vigilance lors du transport est ainsi primordiale. Y compris lors du déplacement d’autres espèces. Les camions, les vêtements, les bottes peuvent être contaminés. La laine peut garder le virus pendant plusieurs semaines, même après la guérison. Les croûtes qui tombent à terre constituent un réservoir puisque le virus peut survivre pendant 6 mois."

Prévenir son vétérinaire dès l'apparition de symptômes

Le risque que la maladie "entre" en France est bien réel. "Dès l’apparition de boutons ou vésicules, il est important de prévenir son vétérinaire, souligne Emmanuel Garin. Il faut figer la situation le plus rapidement possible pour que cela impacte le moins d’éleveurs possible."