Les potentielles conséquences de la proposition de règlement de l'Union européenne concernant l'utilisation durable des produits phytosanitaires (SUR), dont l'adoption a été repoussée par la guerre en Ukraine, alarment plusieurs ministres de l'Agriculture européens. Ce projet reprend les objectifs de la stratégie Farm to Fork : réduire de 50% de l'usage des produits phytosanitaires d'ici 2030.

Nouvelle situation à analyser

Pologne, Autriche, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Italie, Estonie, Lettonie, Malte, Roumanie, Slovénie, Slovaquie : à l'occasion de la réunion "Agriculture et pêche" du Conseil de l'Union européenne le 26 septembre 2022, ils sont douze à avoir appelé la Commission européenne à mener une nouvelle analyse d'impact. "En raison du déclenchement de la guerre, certaines des données et analyses utilisées comme base pour l'évaluation d'impact ne sont plus valables", estiment les différentes délégations dans leur note.

"Compte tenu du fait que les pouvoirs publics ont l'obligation d'assurer la sécurité alimentaire des citoyens de l'Union européenne", ils estiment que la précédente étude d'impact " ne répond pas clairement et quantitativement" à plusieurs "questions fondamentales". Sont notamment cités l'impact du projet de règlement sur la production alimentaire dans l'Union européenne et sa dépendance vis-à-vis des importations. 

Plusieurs autres États membres ont apporté un certain soutien à cette demande. Parmi eux, la France, au côté du Portugal, de l'Espagne, de la Finlande, de la Croatie, de l'Irlande, du Danemark, de la Lituanie, de Chypre, des Pays-Bas, de la Grèce, et du Luxembourg.