Les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique ont saisi en urgence l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour évaluer les risques de propagation du coronavirusvia l’épandage de boues de stations d’épuration.

 

Une circulaire interministérielle a été diffusée aux préfets le 2 avril 2020, à la suite de l’avis de l’Agence de santé. Elle donne les prescriptions à respecter. « Les boues extraites avant le début de l’épidémie peuvent être épandues, à condition de ne pas avoir été mélangées avec des boues plus récentes », indique le document. Ce dernier donne, en annexe, par département, la date à prendre en compte pour apprécier le début de la période épidémique.

Traitement obligatoire

L’épandage des boues est possible, à condition d’avoir fait l’objet d’une hygiénisation préalable qui inactive le virus. Quatre traitements ont été retenus : le compostage, le séchage thermique, la digestion anaérobie thermophile (méthanisation) et le chaulage.

 

« L’activité d’épandage du fumier ou lisier, et des engrais minéraux ou organiques, ainsi que des boues dans les conditions précisées ci-dessus, peut se poursuivre », rappelle par ailleurs le gouvernement.

 

Un arrêté signé le 30 avril 2020 précise les modalités d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées urbaines pendant la période de Covid-19. Il a été publié au journal officiel le 5 mai 2020.