« Bayer n’a pas proposé de verser 8 milliards de dollars à tous les Américains ayant engagé des poursuites liées au Roundup. C’est de la pure fiction, a déclaré Kenneth Feinberg au journal allemand Handelsblatt. Le sujet des compensations n’a pas été abordé lors des discussions dans le cadre de la médiation, qui doit durer jusqu’en septembre. »

Rumeur démentie

Vendredi matin, l’agence de presse Bloomberg avait affirmé que le groupe allemand pourrait offrir jusqu’à 8 milliards de dollars aux requérants pour s’éviter de futurs procès liés au glyphosate, alors qu’il en a déjà perdu trois en Californie. L’action du groupe avait grimpé dans la matinée, avant d’effacer ses gains, mais d’évoluer tout de même en hausse.

Sollicité par l’AFP, Bayer a indiqué « ne pas commenter les rumeurs », et renvoie vers ses dernières déclarations sur le sujet le 30 juillet, à l’occasion de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre. Le groupe avait alors réaffirmé son intention de faire appel des trois premières condamnations, s’appuyant sur des centaines d’études favorables et l’aval des régulateurs du monde entier depuis la mise sur le marché de l’herbicide.

Fin juillet, Bayer a également promis de « s’engager activement » dans la médiation décidée fin mai par un juge de San Francisco. Mais il « n’envisagera un règlement amiable que s’il est financièrement raisonnable », avait averti son patron, Werner Baumann. En juin, et alors que le titre Bayer avait perdu 40 % en Bourse depuis le rachat de Monsanto, les analystes de la banque Berenberg misaient sur un chèque proche d’un million de dollars par requérant.

Cité par l’agence allemande DPA, Markus Mayer, de Baader Bank, penchait plutôt, il y a quelques semaines, pour un accord compris dans une fourchette de 15 à 20 milliards d’euros. D’autres analystes voient Bayer persister dans une longue et coûteuse bataille judiciaire jusqu’à la Cour Suprême.

AFP