25 %C’est la part de la consommation des ménages français, que les produits vendus en circuit court pourraient atteindre d’ici à cinq ans, selon l’APCA.

Favoriser les produits frais et locaux issus de l’agriculture française. C’est l’objectif de la plateforme Frais et local, présentée par Julien Denormandie, lors de ses vœux à la presse le 12 janvier 2021. Une initiative mise en place en collaboration avec le réseau des chambres d’agriculture et dont le réseau de l’enseignement agricole et l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle sont partenaires. La plateforme « recense d’ores et déjà plus de 8 000 points de vente », selon le ministre.

« Tirer profit des tendances observées pendant le confinement »

« Nous avons voulu tirer profit des tendances que nous avons observées pendant, notamment le confinement, a expliqué Julien Denormandie. Il y a une demande de plus en plus importante des consommateurs, vers ces produits frais et ces produits locaux et notamment vers les circuits de distribution dits de proximité. »

Des tendances également constatées par le réseau des chambres d’agriculture. Selon son président, Sébastien Windsor, les drives fermiers ont suscité un réel engouement auprès des consommateurs avec une fréquentation de « plus 400 % ».

Valeur ajoutée pour les producteurs

Pour le ministre de l’Agriculture, il est « essentiel de favoriser ces points de vente » de proximité pour trois raisons : favoriser les produits frais et locaux avec une vision nutritionnelle, permettre aux producteurs de se constituer un complément de revenus en créant de la valeur et permettre aux consommateurs de mettre un visage derrière les produits qu’ils achètent.

Selon Sébastien Windsor, « on estime aujourd’hui que la part des produits vendus en circuits courts représente quasiment 10 % de la consommation des produits des Français. On estime qu’à cinq ans, on doit pouvoir monter à 25 %. »

Bertille Quantinet