« Au 20 juillet 2022, la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 21 % à celle observée au niveau national sur la période de 1989 à 2018. Les pluies, trop rares depuis plusieurs mois, et les fortes chaleurs de juillet ont encore aggravé la situation au niveau national », constate Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note publiée le 28 juillet 2022.

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Le territoire quasi intégralement concerné

À l’exception de la partie centrale de la France, où les pluies sont proches de la normale, la sécheresse a ralenti la pousse à l’herbe. « Seules 20 % des régions fourragères ont une pousse supérieure à la normale en juillet », indique Agreste.

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Depuis le début de la campagne, le déficit de pousse atteint les 60 % dans la Région Paca et dépasse les 30 % en Occitanie et dans les Hauts-de-France. LA Nouvelle-Aquitaine, la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire ont un déficit voisin de 15 % alors que dans les autres Régions, il est souvent compris entre 20 et 25 %.

Indicateur Isop de rendement des prairies permanentes au 20 juillet 2022. En rouge : déficit important (75 % et moins), en orange : déficit faible (plus de 75 % à 90 %), en vert clair : normale (plus de 90 % à 110 %), en vert foncé : excédent (plus de 110 %), en blanc : absence de données. © Agreste-Isop-Météo-France-Inrae
Raphaëlle Borget

(1) L’indicateur de rendement des prairies permanentes d’Isop, à une date donnée, est égal au rapport entre la pousse cumulée à cette date depuis le début de l’année et la pousse cumulée à la même date calculée sur la période de référence qui va 1989 de 2018.