Le directeur en charge de la biodiversité du ministère de l’Écologie, François Mitteault, a reçu une délégation de la Confédération paysanne, ce matin dans le cadre des discussions concernant le prochain plan loup. « Nous n’avons obtenu aucune avancée, notre détresse n’est pas prise en compte », se désole Marc Baudrey, de la commission prédation du syndicat.

Peu d’espoir

Les éleveurs qui ont déjà été reçus par Nicolas Hulot auparavant sont sans grand espoir. « Pourtant, nous avons insisté sur la pression insupportable que vivent certains bergers ou éleveurs », ajoute-t-il. 11 000 victimes sont constatées depuis le début de l’année, soit déjà 1 000 de plus que l’année dernière.

« On nous propose la mise en place de brigades de bergers pour nous appuyer, sans nous donner plus de précisions sur le nombre et le financement. Ce sont des promesses de papiers », ajoute Marc Baudrey. Le ministère campe aussi sur ses positions au sujet des tirs au cœur de parc qu’ils refusent catégoriquement. Ils ont aussi évoqué la possibilité d’abandon des territoires, dans des zones où les moyens de protection sont impossibles à mettre en place, comme dans certaines zones de l’Ariège.

Une profession sacrifiée

« Il n’y a aucune réflexion sur l’aménagement du territoire, François Thibeault, de l’Ariège. Dans notre département, la majorité des estives ne sont pas “protégeables”. On sacrifie toute une profession pour conserver quelques prédateurs. L’écologie, c’est la ruralité. S’il n’y a pas de dialogue avec les acteurs ruraux, il n’y aura jamais d’écologie. »

Les militants ont promis qu’ils continueraient leurs actions et se mobiliseraient contre le plan loup s’il restait en l’état.

M.-F. Malterre