Qu’ils soient établissements équestres, entraîneurs de trotteurs ou de galopeurs, cavaliers, marchands de chevaux, ou utilisateurs d’équidés de travail, les rentrées d’argent se font au compte-gouttes depuis le début du confinement à cause du Covid-19 (1). La perte de chiffre d’affaires a même pu atteindre jusqu’à 85 % en avril 2020 par rapport à la même période de 2019 pour les entreprises les plus impactées. Résultat, une majorité d’entre elles font face à une valeur ajoutée négative, « compte tenu de charges maintenues à un niveau élevé », note l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).

Mesures d’adaptation

Des mesures d’adaptation ont dû être mises en place. Une majeure partie de l’effectif des chevaux a, par exemple, été mise au pré pour limiter les charges d’alimentation, de litière ou de maréchalerie. Certains professionnels ont toutefois opté pour le maintien du travail d’une partie de leur effectif pour permettre une reprise d’activité immédiate. C’est le cas d’un entraîneur de trotteurs sur deux par exemple. Les entreprises ont dû recourir au chômage partiel et ont engagé des démarches de report de charges.

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Ces résultats émanent de la synthèse de près de 2430 réponses. « Les indicateurs moyens collectés en mars-avril seront complétés pour le mois de mai et seront extrapolés, après redressement, pour estimer l’impact total immédiat de l’arrêt des activités sur l’ensemble de la période de confinement », ajoute l’IFCE.

(1) Selon une enquête de l’IFCE, avec les sociétés mères et la FFE au sein de la gouvernance de la filière du cheval.