Neuf organisations (1) ont annoncé le 23 avril 2020 qu’elles déposent deux recours devant le Conseil d’État pour stopper les dérogations aux distances d’épandage de phytos à proximité des habitations.

« Sous le prétexte que le Covid-19 empêcherait les consultations du public, le gouvernement recule de nouveau », estiment-elles. Référence est faite à la décision du gouvernement d’autoriser les réductions de distance « ZNT » dès lors qu’une proposition de charte a été déposée en préfecture, jusqu’au 30 juin 2020. Au début du moins d’avril, plus de 20 départements étaient concernés par cette mesure.

Un facteur aggravant du Covid-19 ?

« Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’une exposition chronique à la pollution de l’air est considérée par Atmo France comme un facteur aggravant les conséquences d’une infection par le Covid 19 », estiment-elles.

« Les habitants de zones polluées seraient exposés à un risque accru face au Covid-19. Plusieurs études concluent en ce sens », souligne effectivement Atmo France dans une série de questions et de réponses.

Résidus de produits phytosanitaires ? Particules fines ? Oxydes d’azote ? L’association, qui suit la qualité de l’air à l’échelle nationale, ne précise toutefois pas de quelle pollution il est question. Les études citées se sont intéressées à la qualité de l’air au sens large.

Les apports azotés sont également sous les feux des projecteurs actuellement :

H.Parisot

(1) Générations Futures, UFC-Que choisir, Collectif de Soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, France Nature Environnement, Union syndicale Solidaires, Eau et Rivières de Bretagne, AMLP, vigilance OGM, et la LPO