« Les cours du blé sur Euronext ont progressé de +3 €/t sur l’échéance rapprochée, retrouvant ainsi leur plus haut niveau depuis la fin de janvier », informait ce matin Argus Media dans sa note quotidienne. En effet, le mouvement de hausse observé hier sur le marché américain a apporté un soutien aux cours de la céréale européenne. Dans une moindre mesure, les cours du maïs étaient aussi en progression sur le marché à terme. Les prix des céréales ont aussi progressé dans le « contexte de tension sur le marché du pétrole et de raffermissement du dollar par rapport à l’euro, ajoute Argus Media. La parité euro/dollar se négocie désormais au-dessus de 1.1750 ».
Jeudi 19 février 2026 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 193,75 € (+3,00 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mars et à 195,00 € (+3,75 €) sur l’échéance de mai. La tonne de maïs clôturait, quant à elle, à 189,75 € (+0,50 €) sur l’échéance de mars et à 190,25 € (+1,50 €) sur l’échéance de juin.
Ce vendredi 20 février, vers 11h00 sur Euronext, la tonne de blé s’établissait à 193,75 € (+ 3,00 €) sur l’échéance de mars et à 195,00 € (+3,75 €) sur celle de mai. La tonne de maïs se présentait à 189,75 € (+0,50 €) sur l’échéance de mars et à 190,25 € (+1,50 €) sur l’échéance de juin.
Moins de maïs au profit du soja
« La forte tension sur les prix du pétrole, avec une nouvelle hausse enregistrée hier, continue d’animer le marché des matières premières, rapporte Argus Media concernant la Bourse de Chicago. Les négociations entre l’Iran et les États-Unis n’aboutissent pour le moment à aucun compromis, sur fond de pression militaire marquée. »
Les cours du blé américain étaient ainsi en hausse, de « +14 cents sur l’échéance de mai 2026 ». Ils reviennent ainsi « tout proche de leur plus haut niveau depuis trois mois, en évoluant sous 5,70 $/bu ». En effet, les conditions météorologiques séchantes « ravivent les doutes » sur l’état des blés d’hiver implantés.
Du côté du maïs américain, l’échéance de mai 2026 évoluait « toujours sous 4.40 $/bu », et cela depuis le début de la semaine. La potentielle réduction des surfaces de maïs, au profit du soja, n’a donc eu qu’un « impact limité » sur les cours de la céréale américaine. En effet, les prévisions de stocks de fin campagne sont toujours importantes. Selon le ministère américain de l’Agriculture (USDA), la sole de maïs reculerait de 4,8 % par rapport à l’an passé. À l’inverse, les surfaces de soja bondiraient de 4,6 %. « Ces prévisions seront à confirmer au moment des semis de printemps », juge Argus Media.