L’essentiel à retenir :
- Une double performance, agronomique et financière - La méthanisation permet de diversifier les revenus tout en optimisant l'agrosystème. Elle renforce l’autonomie de l’exploitation grâce à la valorisation du digestat (fertilisant) et l'introduction de cultures intermédiaires (CIVE).
- Un gisement spécifique à sécuriser - La réussite du projet repose sur une gestion fine de l'assolement (CIVE, CIPAN, résidus de culture) pour garantir un approvisionnement régulier et cohérent avec la structure de l'exploitation.
- Un cadre décisionnel structuré - Accédez aux repères financiers 2025 (investissements, aides, revenus) et à l'outil de simulation Esti’metha.
Peut-on faire de la méthanisation en grandes cultures ? Oui, à condition de bien dimensionner cet atelier et de l’organiser pour qu’il s’intègre au système de production. Pour que l’idée devienne un projet viable, il faut cadrer en amont plusieurs décisions techniques et économiques. Proposé par GRDF, un livre blanc rassemble les repères essentiels pour avancer pas à pas.
Avec un méthaniseur sur l’exploitation, l’intérêt est double : diversifier ses revenus en valorisant des ressources et renforcer l’autonomie en fertilisation grâce au digestat. Ce guide pratique rappelle que la réussite dépend d’un raisonnement global, fondé sur la cohérence des itinéraires culturaux, la logistique, le plan d’épandage et les objectifs de production.
Du projet à l’injection : les points à cadrer
Monter un projet passe par la validation de plusieurs points structurants : l’approvisionnement du méthaniseur (matières, volumes), le dimensionnement, les aspects administratifs et le raccordement. Viennent ensuite le financement et les choix techniques.
En grandes cultures, le gisement repose sur les CIVE (Cultures Intermédiaires à Vocation Énergétique) et/ou les CIPAN (Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates), auxquelles peuvent s’ajouter résidus et coproduits (menues pailles, cannes de maïs, fanes, pulpes…). Il est crucial de sécuriser des apports réguliers. Dans certains cas, des intrants externes (biodéchets, sous-produits agroalimentaires…) compléteront la ressource.
Deux voies de valorisation à comparer
Injecter impose une cohérence stricte entre gisement, objectif de production et capacité injectable. Une fois le dimensionnement arrêté, s’ensuivent les étapes contractuelles (raccordement, injection), puis la mise en service. La qualité du gaz, le comptage ou la régulation conditionnent le fonctionnement de l’installation… et la rémunération.
Pour la partie économique, deux voies de valorisation sont à comparer :
- Le tarif d’achat (sur 15 ans, pour les sites < 25 GWh/an)
- Les Certificats de Production de Biogaz (CPB)
Ce livre blanc apporte également des repères sur la durabilité (RED II / preuves POS). Il propose des ordres de grandeur : projets autour de 7,2 à 20 GWh/an, pour 4 à 9 M€ d’investissement, et des objectifs de résultat net après impôt de 50 000 à 200 000 €/an selon les profils (données 2025).
Autonome, collectif, territorial : différents modèles à envisager
Côté administratif, l’étude de faisabilité puis le dossier réglementaire ICPE sont également abordés. Différents montages peuvent être envisagés : individuel, collectif, territorial, ou avec le concours d’un ou plusieurs apporteur(s) d’intrants. Une grille de lecture aide à choisir une trajectoire compatible avec ses surfaces, ses rotations, son temps disponible et ses objectifs. Vous trouverez d’ailleurs dans ces pages un accès à l’outil Esti’metha pour calculer votre potentiel de production de gaz renouvelable. Le document compte enfin des liens utiles vers des témoignages, un annuaire de partenaires et des repères sur la recherche d’aides possibles et les financements.
Envie d’en savoir plus ? Téléchargez gratuitement votre livre blanc et faites le point sur votre projet de méthanisation en grandes cultures avec un expert GRDF.