Les diarrhées, ou entérites, néonatales touchent environ 20 % des veaux en élevage et sont la cause de plus des deux tiers de la mortalité des animaux dans leur premier mois de vie. Comme la maladie se propage très vite au sein du troupeau, pour l’endiguer, il faut immanquablement agir au niveau global. Autrement dit : « les entérites néonatales du veau sont justifiables d’une stratégie d’approche globale, et non d’une approche au coup par coup « perfusion + antibiotique » » [1] . La gestion en amont de l’état sanitaire des animaux est donc stratégique (vermifugation, apports de minéraux, etc.), et la vaccination fait partie du protocole. Les mères transmettent aussi une immunité par le colostrum. Veiller à la bonne prise de ce premier lait, c’est favoriser la bonne santé du veau.

De même, l’organisation du bâtiment, sa ventilation, la qualité de la litière, l’allotement des animaux ou la taille des parcs à veaux sont importants à prendre en compte. Ainsi, en élevage laitier, isoler les veaux dans des niches, d’autant plus qu’elles se désinfectent facilement, limite la propagation de la maladie.

Quant à la vaccination, tout le cheptel adulte doit en profiter pour éviter la diffusion des pathogènes et empêcher qu’un animal n’en devienne le réservoir. Les rotavirus, les coronavirus et la bactérie Escherichia coli sont les principales origines des diarrhées néonatales.

Éviter une perte sèche pour l’élevage et des conséquences sur la production

La triade des signes cliniques des diarrhées néonatales est bien connue des éleveurs et des vétérinaires : diarrhées, déshydratation puis dégradation de l’état général, avec un veau qui entre en hypothermie et reste couché. De dires de vétérinaires : « une déshydratation même légère nécessite une réhydratation du veau, à hauteur de 3 litres environ, malheureusement rarement administrés en pratique ».

La survenue de diarrhées implique des soins et du temps supplémentaire à passer auprès de l’animal, dans une période déjà très chargée par les vêlages. Le risque de perdre le veau n’est pas exclu. Et trouver des veaux morts à son réveil le matin n’est pas une chose anodine pour les éleveurs, dont le moral en pâtit. D’autant plus en élevage allaitant, où le veau reste le produit phare de l’exploitation. Perdre un veau représente alors une perte nette, sans parler des coûts liés à l’élevage de la mère, investis sans résultat.

Sans aller jusque-là, à long terme, en plus de la fatigue pour l’éleveur, un veau malade profite moins et son développement est plus tardif. Il coûte donc encore du temps et de l’argent. La vaccination prévient ce type de situation. Elle doit s’intégrer à une stratégie globale de protection de la santé des animaux de l’élevage pour être pleinement efficace.

[1] Guin B., Maillard R. (2018). Consensus professionnel : les entérites néonatales du veau. Journées nationales GTV. p 115-120

 

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