« Face à la hausse brutale des prix de l’énergie, nous devons être au rendez-vous pour soutenir nos agriculteurs. » Voilà comment Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture présente les mesures décidées par le gouvernement pour apporter aux exploitants agricoles « des réponses concrètes et immédiates à leurs difficultés de trésorerie ».
Face à la hausse des prix de l’énergie, nous sommes pleinement mobilisés pour soutenir nos agriculteurs.
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) March 23, 2026
Un grand nombre de filières sont particulièrement exposées. Dans plusieurs territoires, l’augmentation du coût du gazole ou du gaz pèse déjà lourdement sur la trésorerie des…
Une volatilité des prix qui « pèsent directement sur la trésorerie des exploitations »
Le ministère rappelle que le conflit au Moyen-Orient entraîne des « hausses significatives » des prix du gaz, du pétrole et des intrants agricoles. « La durée de cette crise est incertaine et conduit à une volatilité importante des cours des hydrocarbures. Ces évolutions pèsent directement sur la trésorerie des exploitations. »
Dans son communiqué, le ministère de l’Agriculture annonce 3 mesures :
- « Le report de cotisations sociales : un délai de paiement sans frais ni majoration sera accordé aux exploitations agricoles qui en feront la demande » ;
- « Un étalement des échéances fiscales : les exploitations agricoles peuvent demander un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques » ;
- « La mise en place de prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance, pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant » ;
Le ministère précise aussi qu'il est à « la recherche d’un accord avec les banques et les distributeurs, notamment pour étudier le soutien aux productions agricoles et appeler à la souplesse et à la flexibilité dans le traitement des dossiers individuels d’entreprises faisant face à des difficultés de trésorerie du fait de la crise en cours ».
Ces mesures « viennent compléter les dispositifs plus structurels destinés à venir en aide à des exploitations durablement affectées par la volatilité des cours connus ces dernières années, notamment l’enveloppe de prêts de consolidation garantis par l’État à hauteur de 70 % », ajoute le ministère.
« La France continue de porter au niveau européen la nécessité d’adapter certains dispositifs, notamment le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), afin de ne pas pénaliser les agriculteurs dans le contexte actuel », ajoute le ministère dans son communiqué de presse.