L’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, n’a pas tardé à réagir. Faisant suite à la tribune publiée en début de semaine au sujet des risques potentiels des fongicides SDHI (succinate deshydrogenase inhibitors), l’Agence annonce dans un communiqué daté du 18 avril 2018 qu’elle mettra en place un groupe d’experts.

Auditions en vue

Ce dernier sera chargé d’auditionner les chercheurs auteurs de l’alerte, et d’examiner les éléments évoqués au regard de la littérature scientifique et des données issues de la phytopharmacovigilance.

Ce travail aura pour objectif d’évaluer si des éléments nouveaux doivent être portés au niveau européen et, si c’est nécessaire, de prendre toute mesure de gestion des risques qui apparaîtrait appropriée.

L’Anses rappelle malgré tout que « comme l’ensemble des substances actives phytopharmaceutiques, les SDHI ont fait l’objet, avant leur approbation au niveau européen et la mise sur le marché par les États membres des produits les contenant, d’une évaluation de leur toxicité pour les mammifères (dont génotoxicité et cancérogénicité), ainsi que des risques potentiels que présentent leurs usages. »