« Je présiderai ce comité de pilotage et je souhaite qu’on travaille dans une ambiance apaisée et constructive », déclare Nicole Klein à l’AFP, alors que deux visions divergent sur le futur projet agricole et sur sa gouvernance.

Deux cas de figure

Les opposants à l’ex-projet aéroportuaire soutenus par la Confédération paysanne portent un projet de gestion collective de ces terres, tandis que le département de la Loire-Atlantique souhaite confier les terrains qu’il pourrait acquérir à la chambre d’agriculture.

« Il y a des sujets simples et des sujets compliqués. Les sujets simples, c’est les agriculteurs historiques, qui sont quatre, qui ont été expropriés, qui sont restés sur place et qui souhaitent récupérer leurs terres, soit sous forme de propriété, soit sous forme de fermage », explique la préfète.

« On laissera a priori, et tous les syndicats agricoles sont d’accord, les historiques où ils sont, affirme-t-elle. Après, il y a le sujet très complexe du conseil départemental », qui a demandé à l’État la rétrocession de 895 ha parcelles sur l’ex-emprise aéroportuaire, souligne Nicole Klein.

Avis divergents

Le département de la Loire-Atlantique avait commencé l’acquisition de ces terrains en 1974, avant de les vendre en 2012 à l’État et au concessionnaire de la plateforme aéroportuaire, Aéroports du Grand Ouest, filiale du groupe de BTP Vinci.

« La moitié des juristes pense que la demande est légitime et la moitié pense qu’elle ne l’est pas, indique la préfète. Si on donne raison au département, ce qui est possible, c’est 85 % des terres et il donne à la chambre d’agriculture la clé de la maison. Est-ce que c’est un facteur d’apaisement ? »

Le comité de pilotage, placé sous le signe de « l’apaisement », n’est « pas décisionnaire », mais doit permettre de construire une gouvernance stable permettant la mise en œuvre du projet agricole, rappelle Nicole Klein.

Besoin de temps

Sont conviés le 19 mars le président du département, les élus du territoire, les syndicats agricoles (FNSEA, JA, Coordination rurale, Confédération paysanne), ainsi que trois associations (Adeca et Acipa, opposées à l’ex-projet aéroportuaire, et l’Almeza, proche de la Coordination rurale).

« Il faudra du temps » sur la question agricole, reconnaît Nicole Klein. « C’est un dossier qui m’occupe beaucoup, on y va pas à pas. »

AFP