Interrogé par France Info vendredi 7 juillet, Michel-Édouard Leclerc considère que les États-généraux de l’alimentation « peuvent constituer une formidable opportunité de remettre un peu chacun en responsabilité. Aux producteurs, probablement, de dire mieux quel système de production ils veulent développer, aux transformateurs, aux industriels, de mettre en scène d’une autre manière l’offre agricole nationale transformée, puis aux distributeurs, peut-être, de mieux valoriser pour tenir compte des nouvelles attentes. »

Quant au contenu de ces États-généraux : « Pour le moment, c’est un peu le flou, souligne Michel-Édouard Leclerc. Je crois qu’il y a des tables-rondes qui seront réservées à la discussion, à la négociation de prix, à la mise sur le marché, puis d’autres qui seront plus sur les aspects de nutrition, sur les aspects d’écologie aussi. »

« Remettre les curseurs qualitatifs à la hausse »

Pour le patron du groupement de distributeurs indépendants, les États-généraux pourraient « remettre les curseurs qualitatifs à la hausse, et ce sera à cette occasion la manière de mieux rémunérer le producteur. Mais pour ça il faut un grand mouvement collectif […] C’est en ça que les [États-généraux] de l’alimentation peuvent être une grande cause nationale. »

Ces États-généraux doivent déboucher sur des propositions à l’automne, afin notamment de résoudre la question de la valeur des produits alimentaires qui doit revenir aux producteurs, face à la part que s’allouent les transformateurs et la distribution.

H.C. avec l’AFP