Boycotté par ses voisins convaincus de sa sympathie envers les mouvements djihadistes et l’Iran, le Qatar cherche des solutions pour produire ce qu’il ne peut plus faire passer par ses frontières. Le pays ne peut plus, depuis le 5 juin dernier, importer de denrées alimentaires, et notamment du lait, dont les fournisseurs majeurs sont les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. Cette dernière a fermé le seul poste frontalier terrestre dont dépendait le petit émirat pour ses importations alimentaires, notamment de lait saoudien.

165 vaches hongroises ont atterri

Il a donc fallu trouver une solution pour éviter la pénurie aux populations, et peut-être, défier l’embargo des voisins. Pour fournir du lait, un chef d’entreprise qatari a eu l’idée de faire venir 4 000 vaches par avion. Déjà, le premier troupeau composé de 165 prim’holsteins hongroises, dont 35 en lactation, aurait foulé le tarmac qatari mercredi 12 juillet. Le reste des animaux devrait arriver d’ici à la fin d’août. Ces laitières devraient assurer 30 % des besoins du pays en lait frais.

« La production locale couvre actuellement 10 à 15 % des besoins, explique John Dore, responsable de Baladna Livestock Production qui gère l’opération. Pour le moment, les besoins sont couverts par la Turquie. Le lait turc est apprécié même si la qualité n’est pas égale à celle de la production locale. »

Hélène Chaligne, avec l’AFP