Le Gaec des Églances est un élevage laitier situé à 720 m d’altitude à Champagne-en-Valromey (Ain). Il compte 75 vaches laitières conduites en tout herbe sur 200 ha avec un peu de céréales autoconsommées. Une exploitation familiale dirigée par deux frères pourtant épinglée sur le site de Greenpeace comme étant une « ferme usine ».
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Le Gaec des Églances est un élevage laitier situé à 720 m d’altitude à Champagne-en-Valromey (Ain). Il compte 75 vaches laitières conduites en tout herbe sur 200 ha avec un peu de céréales autoconsommées. Une exploitation familiale dirigée par deux frères pourtant épinglée sur le site de Greenpeace comme étant une « ferme usine ».

Des méthodes violentes

Pour dénoncer les méthodes violentes de l’ONG, la FDSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) ont convié le 30 novembre 2018 des journalistes régionaux et nationaux à visiter cette soi-disant « ferme usine ». Trois médias généralistes se sont déplacés : France 3 Rhône-Alpes-Auvergne, La Voix de l’Ain et le Progrès.

Sylvain Vallin, l’un des deux associés du Gaec, a profité de la présence du préfet pour lui demander comment son exploitation a pu être ciblée par Greenpeace. D’autant qu’il a arrêté la culture du maïs il y a deux ans et que tous les effluents sont valorisés sur place !

Dans le Haut-Valromey, région montagneuse du département, l’émotion est d’autant plus vive qu’à la fin de septembre, à 5 km de là, l’abattoir Gesler a été incendié par des activistes anti-viande.

La société Gesler était d’ailleurs représentée ce vendredi, ainsi qu’un Gaec voisin avec quatre associés, 150 vaches laitières et un projet de méthanisation, lui aussi épinglé par Greenpeace.

Des pratiques insupportables

« Ces pratiques sont insupportables, ont dénoncé Adrien Bourlez et Gaëtan Richard, respectivement président de la FDSEA et de JA, un département où 70 exploitations ont été livrées en pâture sur le site de l’ONG. Derrière les slogans ou les cartes publiées, nous rappelons que ce ne sont pas des conglomérats ou des holdings impersonnels, mais des hommes, des femmes et leurs enfants qui sont pointés du doigt. »

Et avec des informations erronées : « Contrairement à ce qu’affirme Greenpeace, il n’y a aucune exploitation de 400 vaches laitières dans notre département ». La FDSEA et JA incitent les agriculteurs stigmatisés à porter plainte dans le cadre d’une action collective. Cinq exploitations devaient le faire en ce début de semaine. D’autres suivraient selon la FDSEA.

Greenpeace reconnaît des erreurs, mais ne renonce pas

Le 26 novembre, Greenpeace a publié une carte interactive à partir d’informations disponibles sur le site du ministère de la transition écologique. L’ONG environnementale s’est procuré la liste de 4 413 élevages soumis à autorisation qu’elle a qualifiée de « fermes usines ». Sauf que cette liste était inexacte.

Au bout de 48 heures (et un fort tapage médiatique !), Greenpeace a supprimé les coordonnées des exploitations, ne laissant que la commune. L’ONG a aussi fait disparaître ses erreurs : l’exploitation des frères Vallin, par exemple, n’apparaît plus. Mais une fois les données du ministère de l’Écologie à jour, elle ne s’interdit pas de republier l’ensemble des coordonnées.

A. Bréhier et A.Co.