D’un côté, l’OFSV, une association ayant pour mission de construire des outils de mesure de l’impact des pratiques agricoles sur la qualité biologique des sols, en partenariat avec la recherche. De l’autre, les chambres d’agriculture, qui forment un maillage dense au niveau national au plus près des agriculteurs. La signature d’une convention de partenariat entre ces deux entités a pour but de sensibiliser un plus grand nombre d’agriculteurs à la question de la qualité biologique des sols.

Jean-Louis Cazaubon, vice-président de l’APCA, s’est réjoui de cette initiative, qui permet de transférer les compétences et les expertises entre les instituts. « Alors que l’on travaillait auparavant chacun de notre côté, c’est une bonne initiative de se regrouper », estime-t-il. Sébastien Windsor, président de la chambre d’agriculture de la Seine-Maritime, précise que cette convention nationale a pour but de « déboucher sur des conventions locales ».

Développer les réseaux d’agriculteurs

Le partenariat avec les Chambres d’agriculture a pour ambition de former les techniciens et conseillers des chambres aux outils d’évaluation de la qualité des sols. L’idée est de développer le Réseau d’expérimentation et de veille à l’innovation agricole (Reva), issu de l’OFSV. Ce réseau est pour l’instant constitué de 250 agriculteurs (dont une moitié de vignerons et l’autre en grandes cultures), répartis sur toute la France, qui ont accepté de sélectionner et tester des outils de mesure de l’impact des pratiques sur la qualité biologique des sols agricoles et de se comparer.

Les différents indicateurs utilisés (test bêche, vers de terre, micro-organismes, état physico-chimique…) permettent de fournir, pour chaque exploitation, un état du patrimoine biologique et de la fertilité du sol. Un complément important face au diagnostic physico-chimique habituellement proposé sur les exploitations.

Adèle Magnard