« Je souhaitais avoir un dialogue franc et direct avec M. Hulot. Hier, j’ai rencontré un ministre ouvert, prêt à évoquer tous les sujets sans tabou. La chasse française est un allié de la biodiversité et le ministre a bien compris que la FNC est une composante de la vie rurale avec laquelle il doit et peut travailler de manière constructive », explique Willy Schraen, président de la FNC.

« Un accord a été donné pour la mise en place immédiate d’une méthodologie de travail entre la FNC et le cabinet et les services du ministre. Un accord qui permettra d’aborder les dossiers prioritaires à engager dès les prochaines semaines », explique la FNC dans un communiqué diffusé mercredi.

« Ambiance cordiale et constructive »

« Dans une ambiance cordiale et constructive, les échanges ont été précis sur la réforme des statuts fédéraux comme sur celle du permis de chasser. Nicolas Hulot a considéré que ces adaptations étaient justifiées et qu’il fallait désormais affiner ensemble la partie réglementaire, législative et revoir également la gestion du fichier central des chasseurs, demandée par le ministère de l’Intérieur », indique la FNC dans son communiqué.

La délégation de la FNC a présenté les autres projets de réforme : la diminution du prix du permis, des redevances ; les statuts des fédérations ; la régionalisation ; la police de la chasse et l’Agence française de la biodiversité.

Concernant les redevances, « le ministre a rappelé que dans le contexte budgétaire de réductions drastiques des dépenses publiques, des arbitrages difficiles étaient à prévoir pour les deux prochaines années », indique la FNC.

« Vision partagée de la prochaine réforme de la Pac »

Sur les chasses traditionnelles, « il a été rappelé l’engagement du candidat Emmanuel Macron en faveur de leur maintien. Par ailleurs, le dossier des oies et de leur chasse en février a aussi été abordé et fera l’objet de nouveaux échanges dès la rentrée. De façon aussi directe, le ministre a clairement affiché son opposition à une solution telle que la dérogation pour l’ortolan et les pinsons ».

Les membres de la délégation de la FNC « ont insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour adapter les politiques agricoles et forestières afin qu’elles intègrent la faune sauvage et la biodiversité ordinaire dans les pratiques, les assolements et l’utilisation des pesticides. Les protagonistes ont évoqué leur vision partagée de la prochaine réforme de la Pac ».