Les dispositions orientant le choix des Safer ont un caractère très général. L’attribution s’inscrit dans les missions qui leur sont assignées. Elle doit bénéficier à des candidats capables d’assurer la gestion, la mise en valeur ou la préservation des biens attribués.

Selon les textes, pour accorder les biens aux candidats, les Safer doivent tenir compte de divers éléments intéressant la personne du candidat : sa situation familiale, sa capacité financière d’acquérir le bien et de le gérer, l’existence de revenus non agricoles, ses compétences professionnelles, ses qualités personnelles. Les Safer tiennent compte également de l’intérêt économique, social ou environnemental de l’opération. Différentes considérations entrent donc en ligne de compte.

C’est le conseil d’administration qui fait le choix parmi les candidats. Les projets de cession sont soumis pour avis au comité technique départemental, avis qui doit être motivé.

Il est possible de contester la décision de la Safer seulement si elle ne respecte pas les conditions de forme et de fond. Mais le tribunal exerce seulement un contrôle de légalité. Il ne se substitue pas à la Safer dans le choix des candidats à la rétrocession. La Safer garde sa liberté pour procéder aux attributions dans le respect des conditions légales. Aucun acheteur ne peut lui être imposé.