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Ouvrir une graineterie

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Pour gagner en valeur ajoutée - Ouvrir une graineterie
Bruno (à g.) et Hervé Gautier proposent une centaine de références pour nourrir les oiseaux, volailles, lapins, ovins, caprins, porcins et équins. © F. Mélix

Hervé et Bruno Gautier produisent, transforment et vendent en direct leurs céréales et fourrages destinés à l’alimentation animale.

Pour les frères Gautier, producteurs de grandes cultures à Ocquerre, en Seine-et-Marne, cultiver des graines pour des marchés de niche comme l’oisellerie n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est de vendre directement leur production en boutique, afin de gagner en valeur ajoutée. « Nous avions ce projet en tête depuis longtemps, raconte Bruno. Il y a deux ans, nous avons eu l’opportunité d’acheter, tout près de notre exploitation, quatre hangars de 330 m² chacun, à un maçon qui arrêtait son activité. »

180 000 € investis

Dans la foulée, les hangars ont été aménagés pour stocker les graines, préparer et vendre les mélanges pour animaux. 180 000 € ont été investis dans une dalle en béton, une dizaine de silos de stockage (8 t chacun), un système de transport pneumatique des graines, un chariot élévateur, l’aménagement du magasin (silos pour la distribution en vrac, étagères, caisse enregistreuse…), et tout le matériel nécessaire à la confection et au conditionnement des mélanges : broyeur, mélangeur, aplatisseur, ensacheuse, filmeuse, pesons…

Côté réglementaire, les exploitants ont effectué une demande d’enregistrement en tant que fabricants d’aliments à la ferme auprès de la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Ils ont dû également se procurer un code emballeur, qui permet d’identifier le fabricant, et le conditionneur, dans un souci de traçabilité. Enfin, ils ont demandé à la direction départementale des territoires (DDT) l’autorisation d’installer des enseignes, avant de suivre les règles très précises d’emplacement et de dimensions des panneaux publicitaires. Toutes ces démarches sont gratuites.

Préparer l’ouverture

Pour annoncer l’ouverture de leur magasin en novembre 2020, Gonzague, le fils d’Hervé, a lancé un compte Facebook. « Le bouche à oreille a également bien fonctionné », ajoutent les frères Gautier. Ils ont mis en place une carte de fidélité et ont fait éditer des flyers qu’ils distribuent dans les commerces alentour. « Nous ouvrons “Les graines de mon village” les mercredis et vendredis après-midi, ainsi que les samedis matins, précisent-ils. C’est aussi un bon moyen de discuter de notre métier avec nos clients. Nous leur expliquons que nos produits sont cultivés et transformés sur la ferme, qu’ils sont donc français et non OGM. »

Production valorisée

Outre les graines pour l’oisellerie, le magasin propose des mélanges ou des graines simples pour alimenter les volailles, lapins, ovins, caprins, porcins, équins et pigeons des particuliers. « Nous valorisons au maximum notre production : blé, maïs, pois vert et jaune, tournesol, orge de printemps, sorgho grain, féverole d’hiver, lin graine, alpiste (une graminée appréciée des oiseaux), sarrasin, millet…, expliqueHervé. Notre gamme est complétée avec des petits ballots de paille et de foin, puis avec de l’achat-revente de minéraux (sel et coquilles d’huîtres) et de litière (copeaux, paillis). »

Les produits sont disponibles en sac, en seau mais aussi en vrac pour certains d’entre eux, soit une centaine de références, tous conditionnements confondus. « Les graines simples comme le tournesol, le maïs et le blé, ainsi que le mélange pour poules pondeuses ont beaucoup de succès », notent Hervé et Bruno qui étudient la possibilité, pour le printemps prochain, de proposer également la vente de poules pondeuses. Afin d’offrir une gamme complète en alimentation animale, les frères envisagent aussi l’achat-revente de croquettes pour chiens et chats, d’abreuvoirs et de petits matériels.

Florence Mélix

Sous l’œil d’une nutritionniste

« Afin de garantir un gage de qualité, nous faisons appel à une nutritionniste animalière, qui compose pour nous les rations selon les besoins en protéines, matières grasses et cellulose de chaque animal », explique Hervé. Les mélanges sont ensuite réalisés en suivant la recette, puis concassés ou aplatis selon l’animal. « Le broyage sera plus ou moins fort selon la taille du bec », précise Bruno. Des mélanges à la carte sont également possibles.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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