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Le fonds de garantie de prêt : un coup de pouce

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Inaf - Le fonds de garantie de prêt : un coup de pouce
Freddy Bourget (à droite) a profité du dispositif lors de son installation. Il est ici accompagné par Jean Babin, du Crédit mutuel Anjou. © A. Gambarini

Le fonds de garantie Initiative nationale pour l’agriculture française (Inaf) soutient certains projets d’installation ou de développement agricole.

C’est à une trentaine de minutes d’Angers, dans un verger de 12,5 ha, que Freddy Bourget cultive 19 variétés de pommes. Le jeune arboriculteur s’est installé en tant que hors cadre familial en avril 2020. Une installation toute récente qui a nécessité de lourds investissements, parmi lesquels le rachat du matériel et des bâtiments, ainsi que le déplacement des machines de calibrage dans un nouveau hangar. Entré dans le parcours à l’installation aidée, c’est en présentant son plan d’entreprise à son conseiller bancaire que le futur agriculteur prend connaissance du fonds de garantie appelé Initiative nationale pour l’agriculture française (Inaf).

Limiter le risque

Proposée par le Crédit mutuel et d’autres banques, la garantie Inaf est gratuite et porte sur 80 % du montant de prêt. Pour en profiter, les prêts aux bénéficiaires devront avoir une durée minimale de 12 mois et être sous forme de prêts amortissables. « Un réel coup de pouce », avoue l’agriculteur confronté au rachat de l’ensemble du matériel de son cédant. La seule autre solution envisagée étant la caution personne physique : une option risquée pour un jeune qui démarre son activité. Freddy Bourget a aussi bénéficié des conditions préférentielles du Crédit mutuel liées à ce dispositif : les frais de dossiers sont gratuits sur le prêt et aucune garantie complémentaire ne lui a été demandée.

Faciliter l’installation

« Ce dispositif n’est pas plus contraignant qu’une autre garantie, explique Jean Babin, responsable du marché de l’agriculture pour le Crédit mutuel Anjou. Le dossier doit être validé par le service d’engagements qui vérifie que tous les critères sont respectés, comme n’importe quelle autre garantie de prêt. En amont, s’il pense que le projet est éligible, le chargé de clientèle agricole fait directement le lien avec le porteur de projet. » Concrètement pour Freddy, cela n’a représenté que « trois ou quatre formulaires en plus lors de la demande de prêt, ainsi que la signature d’un contrat ». Un dispositif qui tombe à pic alors que « les investissements à l’installation ne cessent d’augmenter », constate le responsable du marché agricole.

Soutenir l’investissement

La garantie Inaf facilite le financement de projets d’installation, mais soutient aussi les pratiques agroécologiques, les adaptations aux demandes de la société et le développement de projets à valeur ajoutée. Tous les projets ne peuvent en bénéficier, notamment les financements pour les besoins en fonds de roulement ou l’achat de parts sociales. C’est aux banques de vérifier l’éligibilité aux différents critères. En Anjou, à la fin septembre, huit dossiers étaient d’ores et déjà validés. Avec un fonds de garantie Inaf national constitué à hauteur de 99 millions d’euros, jusqu’à 1,01 milliard d’euros de prêt devraient être garantis à l’horizon fin 2023, toutes banques confondues.

Alessandra Gambarini

Caractéristiques de l’Inaf

• Comment ? L’Initiative nationale pour l’agriculture française (Inaf) mobilise 54 millions d’euros de fonds nationaux et 45 millions d’euros de fonds européens.

• Par qui ? Quatre intermédiaires financiers proposent ce dispositif : Crédit mutuel, Arkéa, Crédit agricole, Groupe BPCE .

• Pour qui ? Les candidats à l’installation aidée ou non et les exploitants agricoles sont éligibles, ainsi que les PME ou personnes morales exerçant une activité agricole (Gaec, EARL, SCEA...).

• Pour quoi ? L’Inaf soutient les projets portant sur la montée en gamme, la création de valeur ajoutée, la transformation des systèmes de production mais aussi le renouvellement des générations en agriculture.

• Quels prêts ? Ceux à destination de l’achat de matériel, bâtiment, cheptel, des investissements de diversification mais aussi l’achat de foncier, dans la limite de 10 % du montant total du projet et 20 % pour les installations et les reprises.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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