Tous les associés d'un Gaec doivent y exercer leur activité professionnelle à titre exclusif et à temps complet. Cette obligation de participer effectivement au travail en commun doit être remplie dans des « conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial ». Sur dérogation préfectorale, il peut être autorisé à travailler à l’extérieur à condition que cette activité soit accessoire et limitée à 536 heures pas an, (voir 700 heures pour les activités saisonnières hivernales en montagne). Dans certains départements, ce seuil se calcule par associé (Deux-Sèvres), ou par Gaec (Loire). Parfois, il y existe un seuil par associé et un seuil par Gaec. La demande à la commission départementale Gaec doit être préalable au démarrage l’activité. Elle doit contenir le procès-verbal avec l’accord unanime des associés, ainsi que des précisions sur le partage du résultat, la rémunération, l'organisation du travail. On y ajoutera les justificatifs nécessaires : contrat de travail, attestation d’employeur, de client, business plans…

Activité accessoire

Quand cet emploi extérieur n’est pas salarié, le critère horaire devient inapplicable et il faut prouver autrement son caractère secondaire. Comme par exemple dans l'Ain, le revenu issu de l 'activité réalisée à l'extérieur ne doit pas dépasser 9 237 € brut par associé. Il est aisé pour l’administration d’identifier lors des contrôles Gaec, l'importance d'une activité grâce aux avis d’imposition des associés. Selon la nature de l’activité, la dérogation peut être plus facile à obtenir, par exemple pour la production d’énergie. Les difficultés économiques passagères sont aussi favorablement prises en considération. Le silence de l’administration de plus de 2 mois vaut acceptation. Si la dérogation préfectorale n'est pas demandée ou en dehors des limites réglementaires, le Gaec s’expose à un retrait de la transparence.