Pour savoir si vous pouvez interdire ou pas le passage sur ce chemin, il faut connaître la nature exacte du chemin. Est-ce un chemin d’exploitation ou un chemin rural comme vous l’indique l’agglomération ? Vous pouvez dans un premier temps vous renseigner en mairie.

Le défaut d’entretien d’un chemin rural par la commune et sa « désaffectation » ne suffisent pas à transférer la propriété d’un chemin au riverain. Un chemin rural qui a cessé d’être fréquenté est toujours présumé appartenir à la commune tant que l’aliénation n’en a pas été réalisée dans les formes légales. Les riverains peuvent contester la propriété invoquée par la commune en apportant la preuve qu’ils sont propriétaires du chemin.

Un riverain peut prouver que le chemin lui appartient en produisant un titre (acte d’achat, jugement) ou bien une possession trentenaire. Seuls des actes de possession non équivoques par les riverains pendant plus de trente ans peuvent permettre de « prescrire » la propriété du chemin.

En cas de conflit, les litiges relatifs à la propriété des chemins ruraux sont tranchés par le tribunal judiciaire.

En revanche, s’il s’agit d’un chemin rural appartenant au domaine privé de la commune, vous ne pouvez pas vous opposer à son ouverture au public. Selon l’article L.161-1 du code rural, « il s’agit des chemins appartenant aux communes, affectés à l’usage du public, qui n’ont pas été classées comme voies communales. Ils font partie du domaine privé de la commune. L’affectation à l’usage du public est présumée, notamment lorsque :

- le chemin rural est utilisé comme voie de passage ou fait l’objet d’actes réitérés de surveillance ou de voirie de l’autorité municipale (en vertu de l’article L. 161-2 du code rural).

- le chemin est inscrit sur le plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée.

Ce qui semble être votre cas.